Étude de cas n° 7 : Mal préparé mais confiant
Martin Blanchard, 61 ans, est représentant pour une station de radio locale. À ce stade de sa carrière, il commence sérieusement à s'interroger sur ce que sera sa vie à la retraite. Même s'il aime son travail, le fait d'être rémunéré à la commission finit par être stressant. Il sait qu'il lui faudra tôt ou tard apporter des changements à ses conditions de travail.
Martin n'envisage pas réellement de prendre sa retraite. Non seulement il est convaincu qu'il a encore des choses à apporter à son entreprise, mais il sait également qu'il n'a pas suffisamment cotisé à son REER pour pouvoir se permettre d'arrêter de travailler. En outre, Martin et sa femme Janet vivent de son seul revenu. Même si son salaire de plus de 100 000 $ leur autorise un niveau de vie confortable, ils savent que ce niveau de vie a un coût. S'il devait arriver quoi que ce soit à Martin, le couple verrait son niveau de vie et ses perspectives d'avenir sérieusement compromis.
Comme de nombreux Canadiens, les Blanchard sont plutôt optimistes à l'égard de l'avenir, mais ils sont en même temps insuffisamment préparés à ce qui les attend dans les années qui viennent. Martin est très bon dans son travail mais, plus le temps passe, moins le gros contrat qui lui permettra de financer sa retraite a de chances de se présenter à lui.
Situation financière
La situation n'est pas pour autant désespérée. Martin et Janet se sont efforcés au fil des ans de rembourser leur hypothèque au maximum. «C'est la seule chose sur laquelle j'ai insisté, souligne Janet. Je suis heureuse que nous puissions voyager et nous payer ce que nous voulons, mais il est sécurisant pour moi de savoir que notre maison nous appartient.»
Les Blanchard pourraient tirer plus de 400 000 $ de leur maison. En outre, Martin possède 125 000 $ de fonds communs de placement dans un REER, à la Banque de Montréal. Janet possède pour sa part un peu moins de 50 000 $ en CPG dans un REER de conjoint, également à la Banque de Montréal. Martin possède en outre un compte titres dans une autre institution; les 35 000 $ investis dans ce compte lui servent à jouer en bourse.
Malheureusement, les cartes de crédit de Martin et Janet sont presque pleines en permanence. Les exigences liées au travail de Martin et le mode de vie du couple les obligent à utiliser leurs cartes et leur marge de crédit pour pallier les fluctuations de revenu de Martin. Les dettes non déductibles du couple dépassent les 20 000 $.
Martin est bien assuré. Il possède non seulement une assurance invalidité au travail, mais également une police d'assurance qu'il a souscrite par l'intermédiaire de sa société, en plus des polices qu'il détient depuis une vingtaine d'années. Au total, ses polices lui garantissent un capital-décès de plus d'un million de dollars.
Famille
Les enfants des Blanchard ne vivent plus avec eux. Leur plus jeune fille a déménagé l'an dernier, à l'âge de 22 ans. Leurs trois autres enfants sont mariés, ont des enfants et vivent dans d'autres régions du Canada. D'ailleurs, Janet attend avec impatience la naissance du dernier de leurs petits-enfants et a l'intention d'aller prêter main-forte à sa belle-fille.
Janet est en revanche préoccupée par l'état de santé de sa mère, qui a 90 ans. Elle réside actuellement dans un centre de soins, mais perd de plus en plus la mémoire. Heureusement, la mère de Janet a suffisamment d'argent et Janet a les moyens de payer les services supplémentaires dont elle pourrait avoir besoin au cours des prochaines années.
Préoccupations face à l'avenir
- Le travail de Martin risque-t-il d'avoir des répercussions sur sa santé?
- Notre mode de vie risque-t-il d'être compromis si Martin devait tomber malade?
- Pendant combien de temps Martin devra-t-il continuer à travailler pour que nous puissions prendre notre retraite?
- Combien de temps pourrons-nous rester dans notre maison?
- Devrions-nous nous pencher sérieusement sur nos dettes et essayer de les restructurer pour enlever un peu de pression des épaules de Martin?
- Continueront-ils à s'endetter pour maintenir leur niveau de vie?
Matière à réflexion
Les Blanchard doivent commencer à s'atteler à leurs objectifs à long terme, et élaborer un plan qui leur permettra de faire face aux imprévus.
Voici quelques-unes des questions qui devront être passées en revue lors de l'entretien avec un représentant en placement BMO :
- Auraient-ils intérêt à procéder à une analyse de leurs avoirs et à les restructurer de manière à pouvoir rembourser leurs dettes et se constituer un pécule de retraite qui aiderait Martin à décider s'il doit continuer à travailler ou non?
- Janet aura-t-elle des dispositions à prendre à l'égard de la succession de sa mère?
- Peuvent-ils affecter une part plus importante de leur revenu disponible à un fonds d'urgence?
- Se sont-ils déjà interrogés sur ce que sera leur vie d'ici cinq ans? Quel sera leur niveau de vie s'ils sont à la retraite, ou si Martin travaille toujours?